Gaza, un drame, une histoire dramatique, des histoire dramatiques !
Samedi 3 janvier 20 h, les bruits de chars résonnent de nouveau dans la bande de Gaza.
Et avec, de nouveau, on voit sa cohorte de sang, d’images d’enfants tués et le déferlement des mots de haine. D’un côté, dans les quatre coins du monde les manifestations se multiplient. De l’autre, on exhibe aussi ses morts et les victimes des tirs de mortiers aveugles.

Sortirons nous un jour de ces flash, de ces drames qui révulsent nous humanistes, défenseurs du volontarisme politique afin d’assurer le progrès humain.
La situation est complexe. Dans tout conflit on cherche le bien et le mal, le coupable qui justifierait le déchaînement de la force. Pour le conflit israélo palestinien, le cadre se complique, puisque depuis 60 ans, chacun utilise son histoire dramatique pour justifier sa violence.
En effet, Israël, reconnu au plan international, a le droit à sa sécurité. Mais est ce que ce droit justifie tous les moyens ? Lorsqu’un peuple voit ses enfants se sacrifier pour défendre leur liberté, ne sommes nous pas obligés de nous demander si la violence, l’humiliation, la disproportion de la réaction sont la solution ? Nous sommes d’accord pour dénoncer les actions du Hamas dont sont victimes les populations civiles israéliennes, d'autant plus que ce groupe défend une idéologie rétrograde niant les droits de l’homme. Mais, pourquoi malgré son extrémisme cette organisation recrute-t-elle aussi facilement autant de jeunes et de moins jeunes ?
Israël doit vivre en paix. Mais la solution n’est pas militaire. La négociation, encore la négociation, toujours la négociation représente les seules mamelles du règlement politique de ce drame. L’initiative doit venir d’Israël détentrice de la force conventionnelle. Sous l’égide de l’ONU avec les garanties financières et militaires des Etats Unis, le rythme des conférences doit être repris. Sous cet arbitrage soutenu par l’UE et les pays arabes, les territoires occupés doivent obtenir leur autonomie dans un cadre politique et économique viable. Les Etats unis doivent sortir de la duplicité politique dans laquelle ils se complaisent et l'UE toujours frileuse doit assumer toutes ses responsabilités.
Mais la solution durable est ailleurs. Par la paix, un espace de développement économique commun peut s’épanouir. En limitant les frustrations économiques et sociales des jeunes palestiniens, les autorités respectives enlèveront le substrat sur lequel recrute les mouvements terroristes comme le Hamas. Ces organisations ne sont que le révélateur du désenchantement de générations perdues. On ne peut pas imposer la paix par la force, mais en obligeant les belligérants à travailler ensemble sur d’autres domaines profitant à chacun, c’est une entente commune et naturelle qui germera.
Stéphane Coté