"Travaille le dimanche et tu gagneras plus"
Les indicateurs sont au rouge.La crise s’accroît.
Le chômage réapparaît et les rapports sociaux se tendent.
Tant de mauvaises nouvelles ne laissent pas sans réaction. Et d’ailleurs, le gouvernement travaille. Et que propose-t-il pour résorber la crise et relancer le pouvoir d’achat : le travail le dimanche.
Depuis 102 ans les ouvriers ont obtenu un jour de repos le dimanche. Moment de détente indispensable permettant de profiter de sa famille et jouir quelques heures de cette douce nonchalance de l’instant qui s’écoule proche d’une guinguette.
Pourtant, aujourd’hui ce droit évident est remis en cause.
Le député Mallié (UMP), porte parole du projet de loi dont la circonscription recouvre la tentaculaire zone commerciale de Plan de Campagne brandit l’argument économique pour justifier ça proposition.
Quand est-il réellement ? Certes, les quelques dimanches ouverts permettent aux grandes enseignes d’augmenter leur chiffre d’affaire. Mais cette manne ne vaut uniquement si l’opération est exceptionnelle. En cas d’ouverture continue, cet effet d’aubaine va se lisser sur la semaine entière enlevant l’intérêt économique de l’opération.
De même, à la différence de ce que croît le grand public, seules les grandes enseignes font des bénéfices ce jour là. Pour le reste, le gain est faible en raison du poids des primes lié au travail du dimanche. On risque, en conséquence, d’assister à un double processus. D’un côté les petits magasins ne vont pas pouvoir suivre au plan salarial et se retrouveront marginalisés dans leur secteur. Les grandes chaînes comme Ikea renforceront leur position dominante en face des petits vendeurs de meubles locaux. Ces derniers incapables de faire face à la concurrence seront condamnés à fermer leur porte. Ensuite, un autre risque se profile, lié au précédent. Et pourquoi, ne pas demander la diminution ou la suppression de ces primes afin de sauver toutes ces surfaces commerciales en difficulté.
Mais bien sur tout cela n’est que paranoïa d’homme de gauche. Pourtant qui croyait qu’un jour le dimanche serait remis en cause !
Publicité